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Confessions d'auteure...




Ce n'est pas un article tout à fait comme les autres que je vous propose aujourd'hui. Et même si je pars de tout ce qui tourne autour de l'écriture de mon dernier roman, ce que je m'apprête à vous dire vous en apprendra certainement un peu plus sur celle que je suis, pas seulement en tant qu'auteure, mais en tant qu'être humain, tout simplement.

Je ne me livre pas énormément, je suis quelqu'un d'assez discret, vous le savez, alors ne vous attendez pas à de grandes envolées lyriques sur ma personne ou à d'inavouables secrets !^^

Je vais donc commencer par vous parler un peu de cette phase d'écriture de "Ne lui dis pas qu'il me manque". Déjà, j'étais partie sur un titre tout autre : "Si seulement, je pouvais lui manquer", mais j'ai décidé d'abandonner le parallèle avec la chanson de Calogero, bien que j'aime beaucoup celle-ci. Il y a déjà de nombreux auteurs qui choisissent le titre ou les paroles d'une chanson pour leur roman, ce qui est une bonne idée en soi, cela parle aux gens qui connaissent lesdites chansons. Mais moi, je voulais surtout que ce titre fasse écho à l'histoire de Lou et en choisissant cette phrase, j'étais pile poil dans son vécu. Vous comprendrez mieux pourquoi en lisant mon roman, bien sûr, je ne peux pas tout vous dévoiler. 😉


Je vous ai souvent dit ces dernières semaines que ce roman avait une saveur particulière pour moi. Serais-je capable de vous dire pourquoi ? Je ne sais pas... je vais essayer. Vous savez que les liens familiaux sont un de mes sujets de prédilection dans mes romans. J'y aborde souvent des conflits, des non-dits... tout n'est jamais rose dans une famille, mais rien n'est jamais tout noir non plus. Pourquoi est-ce un sujet qui me tient tellement à coeur ? Sans doute parce que, de par ma sensibilité, je me suis souvent sentie à part dans ma propre famille, souvent incomprise. J'étais assez renfermée sur moi-même et certains proches m'ont souvent reprochée d'être... attention le terme est fort, asociale. Pourquoi ? Tout simplement parce que j'étais différente, que je n'allais pas de gaieté de coeur vers les autres, que j'avais du mal à faire confiance, que j'étais dans une sorte de bulle, un cocon, et que je m'y sentais bien, donc je n'avais pas envie de me mettre en danger.


Je suis certaine qu'aujourd'hui encore, ma réserve doit être mal interprétée par beaucoup de personnes qui ne me connaissent pas réellement, car même si j'ai grandi, évolué, que j'ai fait un gros travail sur moi-même pour aller vers les autres, c'est toujours un peu compliqué parfois, pour l'adulte que je suis.


Inutile de vous dire donc que me libérer de cette pression, de cette obligation d'être comme les autres, n'a pas été chose facile, il m'a fallu des années pour prendre confiance en moi, et même maintenant j'ai encore souvent des doutes. J'ai rencontré les bonnes personnes (une en particulier^^) qui ont fait que j'ai fini par accepter ce que j'étais, une personne ultrasensible. Et ce que j'ai longtemps considéré comme un handicap est devenue une force, surtout dans le métier que j'exerce aujourd'hui : écrire. Car ma sensibilité, c'est ce qui me porte à écrire des histoires qui me touchent, en premier lieu, et qui arrivent aussi à vous toucher, vous, lecteurs... enfin, j'ose espérer que c'est le plus souvent le cas (vous voyez, le doute, toujours le doute^^).


L'écriture n'est pas une thérapie pour moi, mais un moyen d'exprimer mes émotions à travers l'histoire d'autres personnes, des personnages totalement fictifs à qui je donne une réalité, la mienne. Des gens, comme vous et moi, qui aiment, qui souffrent, qui tombent, se relèvent, qui font des erreurs, recommencent... parce que c'est ça la vie !


"Ne lui dis pas qu'il me manque", cela a été un nouveau cocon, une histoire dans laquelle je me suis sentie bien. J'ai aimé être aux côtés de mes personnages, vivre leurs émotions. Ce roman a été un doudou pour moi, au même titre que Flocon pour Lou. Cela peut paraître enfantin comme réflexion, mais c'est comme ça que je l'ai ressenti. Il m'a fait du bien ! Et tout le mal que je vous souhaite, c'est qu'il vous en fasse aussi ! 😘💕




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© 2018 Marjorie Levasseur - auteur

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